Architecture et intérieur ... |
Le Choeur est nettement plus ancien que la nef et la tour. Dans son état actuel il comprend une abside demi-hexagonale correspondant à des réfections de 1617. Les trois travées qui suivent remontent à la construction qui existait en 1461 lors de l’investiture de Louis XI. On ne peut évidemment dire avec certitude s’il s’agit de vestiges de l’édifice dédié à Saint Nicolas à la fin du XIIème siècle, mais plusieurs indices militent en faveur d’une datation haute.
L’une des clés de voûte d’origine a été conservée. Elle montre deux masques grimaçants l’un montrant les dents et l’autre tirant la langue d’une esthétique toute romane.
La tour et son dôme furent achevés dans le milieu du XVI siècle. Ils culminent à 60 mètres de hauteur et se terminent par un logis de guetteur destiné à surveiller la frontière de France qui passait à une douzaine de kilomètres au sud à la limite de l’actuel département de l’Aisne. Jusqu'à la Paix des Pyrénées en 1659, Avesnes était l’une des principales places fortes qui défendaient les Pays-Bas contre les incursions françaises. C’est la raison pour laquelle la ville fut acquise en 1556 par Philippe II d’Espagne et détachée de la Terre d’Avesnes.
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La Nef fut construite entre 1520 et 1550.
Elle est sans nul doute un des plus beaux exemples d’église-halle par son unité, sa simplicité et son ampleur. Le vaisseau central est long d’environ 40 mètres, large de 9 et culmine à une vingtaine de mètres. Il est flanqué de deux collatéraux atteignant pratiquement la même hauteur et de deux séries de chapelles latérales dont les murs séparatifs servent à contrebuter les voûtes. La largeur de l’ensemble atteint 29 mètres en façade.
Cette nef halle a très peu d’équivalent en France. On retrouve en revanche en Belgique des constructions analogues au premier rang desquelles l’église Saint Pierre Saint Paul de Chimay. Les constructions sont exactement contemporaines.
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Les déprédations révolutionnaires ont fait disparaître les tombeaux d’Olivier de Bretagne et de Louise d’Albret, le grand christ du Tref et les stalles des chanoines. Les évènements de 1944 ont eu raison du jubé du XVI siècle et de s derniers vestiges des lambris des stalles. Il reste néanmoins un mobilier important et remarquable :
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- deux retables baroques du début du XVIIème siècle dans les chapelles Sainte Anne et de tous les saints
- un rare banc de confrérie du XVIème siècle
- les grandes boiseries d’époque Louis XV qui garnissent la chapelle de la Vierge et la chapelle Saint Nicolas avec leurs tableaux de Louis WATTEAU
- des retables du XVIIIème siècle avec leurs tableaux
- le cénotaphe à la mémoire de Jean Laurent et François de Solis, soldats espagnols de l’armée de l’archiduc Léopold Guillaume pendant le siège de La Capelle en 1650
- le monument funéraire d’Adrien de Blois en marbre rouge du XVIè siècle.
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