Les armes d'Avesnes sont simples, et par là d'une antiquité incontestée. Elles se composent d'un " bandé d'or et de gueules de six pièces ".
Comme les reproductions fausses de ces armes ne se comptent plus, précisons bien la signification de cette formule de l'art héraldique : Il s'agit de bandes rouges et or, disposées en diagonales de senestre à dextre (de gauche à droite). La première pièce par laquelle il est d'usage de commencer l'énoncé du blason, se retrouve en haut et à droite : elle est d'or. Lorsque le blason est reproduit en imprimerie, l'or se rend par un pointillé, et le rouge par des lignes verticales serrées.
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Des armes issues des anciens seigneurs ... |
Les armes de la ville d'Avesnes sont celles de ses anciens seigneurs. On les fait remonter à Gérard d'Avesnes, qui s'illustra aux croisades aux côtés de Godefroy de Bouillon ; et l'on explique que le rouge de l'écu représenterait le sang versé dans cette expédition, et l'or, le nerf de toutes les guerres. On les retrouve en 1186, en 1238 et 1243 sur les sceaux des successeurs de Gérard. Les armes furent surmontées par la suite de la couronne vallaire, ornée de tours et qui est la marque des villes fortifiées. Au XVIème siècle apparurent la ruche et l'essaim de 9 abeilles. On les rattache parfois au miracle de Notre Dame des Mouches (voir photo ci-contre) mais on sait que cette légende qui remonte à 1498 ne fait mention ni de mouches ni d'abeilles, mais d'une simple apparition de la Vierge armée d'une baguette blanche.
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Une ruche et des abeilles ... |
L'explication la plus plausible de l'addition de la ruche et des abeilles a été donnée par MICHAUX. Au XVIème siècle, il était d'usage que les rois et les grands seigneurs prissent un emblème. La salamandre de François 1er et le porc-épic de Louis XII sont bienconnus. Philippe de Croÿ, mort en 1511, choisit précisément pour attribut la ruche et les abeilles ; et son fils les fit graver sur toutes les pièces d'artillerie destinées à la défense de la place d'Avesnes. Ces canons n'auraient-ils pas donné naissance au surnom de " mouches d'Avesnes " donné aux habitants de la ville ? Il n'est pas impossible que les compagnies bourgeoises chargées du service de l'artillerie aux remparts, aient hérité ce nom, et l'aient transmis à leur compatriotes, de la même manière que les " maquets " de Maubeuge, ou les " affuts " de Solre. Lebeau prétend aussi, avec moins de vraisemblance, que l'on aurait pris pour les abeilles les briquets du collier de la Toison d'Or, qui ornait l'écu des Croÿ, et pour la ruche la Toison elle-même.
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Des armes qui ont traversé l'Histoire ... |
Quoi qu'il en soit, c'est en 1781 que le mayeur Gossuin fit graver un seau communal avec la ruche et les abeilles. Une tradition s'était formée alors, les mêlant au merveilleux et les faisant concourir à la défense de la ville. Gossuin les reproduisit donc, bien que la ville n'eut plus rien de commun avec la famille de Croÿ depuis deux siècles. Ces accessoires forment aujourd'hui un ornement peut-être superflu, puisque les seules et authentiques armoiries d'Avesnes consistent en un simple " bandé d'or et de gueules de six pièces ".
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